Mardi 17 décembre en mairie la dernière réunion du conseil municipal de l’année a été marquée par l’adoption du budget. Nous avons voté contre en expliquant nos raisons.

La première est qu’il eut été plus élégant de reporter, comme beaucoup de communes le font, le vote du budget au lendemain des élections municipales sous la responsabilité des futurs élus. La seconde est que le vote du budget signifie, sauf artifice ou louvoiement, l’appartenance à la majorité municipale. Ce n’est pas un scoop : nous sommes l’opposition. La troisième raison est que nous sommes favorables à la réalisation d’un cinéma pour l’animation du Lavandou toute l’année mais pas dans les conditions invraisemblables proposées par le maire. Nous attendons avec impatience de connaître publiquement le profit ridicule que la ville va tirer d’un investissement de 4,5 millions d’euros ( qui augmentera encore car la mairie ne tient pas ses budgets de travaux ) financé uniquement sur fonds publics. Dernière raison, malgré le satisfecit permanent du maire sortant sur sa prodigieuse gestion ou les chiffres miraculeux des taxes de séjour et des droits de mutation, les recettes de fonctionnement stagnent. Cela n’est ni prudent ni bon signe pour une entreprise, une organisation ou une collectivité. Cela prouve que le volume global d’activités de la commune et donc les ressources fiscales n’augmentent pas. Tous les commerçants, hôteliers et restaurateurs nous l’ont fait remarquer en juillet. Le maire sortant est enfermé dans le schéma du tout tourisme d’été évidemment nécessaire mais insuffisant. Les ailes de saison sont déplumées. Il n’existe pas de politique économique de diversification et d’ailleurs ni adjoint à l’economie ni service des activités économiques. La dernière délibération ajoutée in extremis à porté sur la réalisation d’un centre d’hébergement pour le personnel saisonnier, un projet mal ficelé et bouclé à la hâte. Sorti du chapeau au moment même où nous présentions à la population, dans notre dernier journal, notre projet après 6 mois de travail. Nous avons évidemment indiqué que c’était une bonne idée et développé les points communs entre le projet de la mairie et le nôtre : le financement et la gestion assurés par un acteur social, le terrain mis à disposition et la commune récupérant l’équipement à l’issue d’une période à négocier. Mais nous avons souligné les raisons pour lesquelles notre projet est préférable : nous accueillerons également des apprenants du Centre de Formation d’Apprentis que nous souhaitons créer, le nombre de chambres est plus élevé, en rapport avec les attentes des professionnels, ce sont des chambres individuelles et non pas à 2 lits. Ce point est particulièrement important pour l’accueil hors saison de groupes de sportifs, de délégations du jumelage ou de séminaires d’entreprises. Ultime différence et non des moindres : le maire sortant parle de ce projet depuis 25 ans. Nous avons mis 6 mois à le mettre en place avec les opérateurs et les architectes.

Enfin, nous avons combattu la très mauvaise idée évoquée par Mr Bernardi d’y accueillir également « des femmes battues « ou des personnes en situation précaire. La prise en charge de ces personnes nécessite un dispositif particulier notamment pour les femmes victimes de violences qui peuvent avoir des enfants, ces femmes doivent être mises à l’abri ailleurs que dans un équipement public repérable. A titre d’exemple l’appartement qui a été vendu lors du dernier conseil ( parce que on n’en pas l’utilisation dixit Mr Bernardi ) est exactement ce qu’il convient de réserver à ces personnes.

Thierry Saussez, Marie-Jo Bonnier, Guy Cappe