La piscine flottante en 6 points

1- Pourquoi le choix d’une piscine au Lavandou ?

L’idée d’une piscine part d’un constat simple : les enfants du Lavandou sont les seuls (avec les enfants de Bormes) de tout le littoral varois à ne pas avoir accès à une piscine alors même que l’apprentissage de la natation est inscrit dans les programmes de l’Education Nationale depuis plus de quinze ans ; sans compter que nous sommes une station balnéaire ! Il est impensable que les petits lavandourains ne puissent pas apprendre la natation. De même, pour les touristes qui viennent l’été, pas un seul maître nageur sur notre commune ! Il faut se contenter de deux piscines privées situées sur le territoire de Bormes pour envisager cet apprentissage. A titre de comparaison, connaissez-vous une seule station de ski qui ne propose pas de leçons de ski ? L’évidence même d’une piscine s’impose. Il est bien d’espérer l’augmentation des naissances au Lavandou, il est encore mieux de pouvoir les accueillir et les éduquer comme il se doit.

Évidemment, cette piscine servira également pour les adultes qui souhaitent nager en eau douce et profiter, par exemple, de cours d’aquagym. 

2- Pourquoi le choix d’une piscine flottante ?

Le coût est la raison principale. La construction d’une piscine en “dur”, comme celles de Hyères, La Croix-Valmer, Sainte-Maxime, Saint-Tropez,…, s’élève à plusieurs millions d’euros en investissement et plusieurs centaines de milliers d’euros en fonctionnement annuel. Inimaginable pour une commune seule ! L’intervention de la communauté de communes serait envisageable mais là encore, il faut déjà penser au fait que les communes concernées pourraient souhaiter que la piscine soit géographiquement plus proche de leur territoire. Cela n’aurait alors plus le même intérêt pour les Lavandourains. La troisième possibilité serait d’engager une réflexion avec Bormes – si vous nous faites confiance le 15 et le 22 mars prochain – pour envisager une telle piscine mais de nombreux points d’interrogations ne permettent pas d’aller plus loin à l’heure actuelle.

La piscine flottante sera donc un bon compromis pour un coût modeste afin d’être à proximité des Lavandourains.

3- Pourquoi le choix du bassin Beaumont ?

Le choix du lieu d’implantation du bassin est double. La piscine flottante doit… flotter. Pour cela, nous avons sur la commune deux possibilités : sur un plan d’eau ouvert ou sur le bassin Beaumont. Le vent et la houle élimine la première solution.  La deuxième raison concerne le quartier même de Cavalière, oublié par l’actuelle municipalité, à l’abandon depuis des années. Il ne s’y passe rien. Aucun lieu de rencontre, aucune animation particulière. Le bassin Beaumont est un lieu qui peut devenir incontournable avec tout le projet autour de la piscine décrit au point 5.

4- Y a-t-il un risque quelconque pour l’environnement ?

Le maire sortant critique ce projet en y prétextant un lieu « environnemental protégé inscrit dans la trame verte et bleue de notre environnement ». Il est formidable de lire cela quand on sait que cela ne l’a jamais gêné lors des précédentes DSP qu’il a attribuées lui-même ! Certainement parce que rien dans le PLU ne protège cet environnement !

Ensuite, avant de critiquer, il aurait été bon qu’il s’intéresse d’abord au projet. La piscine flottante ne va pas à l’encontre de la protection de l’environnement. L’eau de la piscine n’est à aucun moment en contact avec celle du bassin. Aucun contact dans un sens comme dans l’autre, aucun risque de polluer le bassin ou, pour  la population, d’être en contact avec le bassin. Avec ce projet global, c’est même tout le contraire que nous proposons (cf. point suivant) ! La piscine ne nécessite aucune construction en dur. Tout est modulaire, montable et démontable, déplaçable, évolutif… À tout moment, il sera possible de la retirer. Ne vous inquiétez pas Monsieur le maire, à Cap 2026 nous réfléchissons à plusieurs avant de proposer un projet, en travaillant avec des personnes compétentes dans les domaines de l’environnement, de l’économie, de l’éducation, de l’architecture… L’environnement trouvera son compte dans ce projet. Et si ce n’était pas le cas, nous n’hésiterions pas à revenir en arrière, nous.

5- Quels seront les aménagements aux abords ?

Il y a quelques années, le maire sortant a eu un petit brin d’imagination en voulant y accueillir les enfants. Malheureusement, après la pose de trois structures pour enfant, rien de plus. Au passage, cela ne vous a pas gêné, Monsieur le maire, de poser des dalles de béton autour du bassin. Il n’était pas “inscrit dans la trame vert et bleue” ? Depuis leur installation, ces jeux sont inaccessibles. Bel investissement…

Les abords du bassin Beaumont seront donc remis en état. Un architecte paysagiste est venu sur place et nous a fait quelques propositions en fonction du cahier des charges : un lieu qui se voudrait pédagogique avec un chemin de la flore méditerranéenne, un lieu qui se veut de loisirs pour les enfants avec de Vraies structures, un lieu de détente avec des tables pour déjeuner, un lieu sportif avec le départ vers les circuits de randonnées et un “Club Mickey” qui complétera l’offre touristique de l’été. Cette structure – sous forme de DSP ou de régie – augmentera ainsi les ressources de la ville.

6- Quel sera le coût d’un tel projet ?

En comparaison du cinéma à 5 millions d’euros et du Pôle danse à 2,8 millions d’euros, aucune inquiétude. Ce projet de piscine flottante avec le stricte nécessaire s’élèvera à 500 000 euros en investissement. Par la suite, l’entretien annuel est estimé à 50 000 euros. Nous sommes très très loin des coûts d’une piscine en dur !

Vous savez tout de ce projet. Il part d’un constat et a été réfléchi. Nous ne proposons pas ce projet dans un but électoral mais simplement car cela devient une nécessité pour les Lavandourains. C’est un projet global et l’aménagement des abords est inévitable pour redynamiser notre commune avec l’ensemble de ses quartiers. C’est un projet intergénérationnel. Les familles y trouveront un lieu privilégié.

Annexes :

Extrait du Bulletin officiel n°28 du 14 juillet 2011  : « […] Apprendre à nager à tous les élèves est une priorité nationale, inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences.

Le savoir-nager visé au dernier palier du socle commun est défini dans les programmes du collège par le « 1er degré du savoir-nager ». Il correspond à une maîtrise du milieu aquatique permettant de nager en sécurité dans un établissement de bains ou un espace surveillé […] Cet apprentissage commence à l’école primaire et, lorsque c’est possible, dès la grande section de l’école maternelle. Il doit répondre aux enjeux fondamentaux de l’éducation à la sécurité et à la santé mais aussi favoriser l’accès aux diverses pratiques sociales, sportives et de loisirs. […] »

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